Le cannabis légal dans le monde

Le cannabis légal dans le monde

C’est en octobre 2018 que le Canada est devenu le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis récréatif, après avoir autorisé l’usage thérapeutique en 2001. Mais qu’en est-il du reste du monde ? Un article publié dans le Journal de Montréal a éclairci le sujet.

L’Afrique du Sud est en lice pour rejoindre les pays où la consommation de cannabis est autorisée.

Dans la suite de l’Uruguay, qui a été le premier pays à le légaliser en 2013, plusieurs nations d’Amérique Latine ont validé l’usage médicinal de la plante : le Chili en 2015, la Colombie en 2016, l’Argentine, le Mexique et le Pérou en 2017.

Si la loi fédérale aux États-Unis interdit le cannabis, sa consommation récréative est désormais légalisée dans 10 États et à Washington DC. De plus, son utilisation médicale est autorisée dans 33 États.

Cannabis Légal Monde

En Europe, le cannabis est toléré dans plusieurs pays. Le premier exemple en tête d’affiche est celui des Pays-Bas, qui autorise la possession, la vente et la consommation dans des endroits spécifiques, les « coffee shops » depuis le milieu des années 70. En Espagne, il est autorisé de consommer entre adultes et des clubs de consommateurs ont vu le jour en 2017 en Catalogne. En République tchèque, c’est par le biais d’amendes que le gouvernement régule la question. Le Portugal a décriminalisé le cannabis (et toutes les drogues) en 2001 ; elles restent interdites mais les consommateurs peuvent échapper à l’amende en acceptant un traitement contre la dépendance. L’usage thérapeutique de produits dérivés est cependant en cours de légalisation. Et la Géorgie a aboli les amendes pour consommation personnelle.

Plusieurs autres nations européennes se sont vues légaliser le cannabis médicinal : la Finlande, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Roumanie, la Slovénie, la Croatie, la Pologne, la Macédoine et la Grèce. La France, quant à elle, se retrouve au cœur de débats concernant le cannabis, et un comité a été formé par l’Agence du médicament pour « évaluer la pertinence de développer » l’usage thérapeutique de celui-ci.