Un culture sur-mesure

Un culture sur-mesure

Fin février 2019, OrganiGram Holdings Inc. a révélé une augmentation nette de revenus de 117 %, atteignant ainsi l’imposant chiffre de 26,9 millions de dollars. Greg Engel, le directeur général, révèle au Financial Post que le succès derrière la compagnie réside dans le fait que la culture de cannabis se fait de façon différente.

Basée à Moncton, au Nouveau-Brunswick, cette compagnie se spécialise dans la qualité supérieure de ses produits, qui se vendent généralement à des prix plus élevés. Engel continue son entrevue en disant que la différence se situe dans le fait qu’OrganiGram cultive ses plantes à l’intérieur, et non dans une serre, comme beaucoup de compagnies. La culture intérieure est généralement plus coûteuse, une sérieuse incidence lorsque le rendement annuel atteint les 36 000 kilos.

Afin de réduire les coûts de production, Engel s’exprime sur le fait qu’OrganiGram se concentre sur seulement quelques souches de cannabis, plutôt que d’en cultiver une vingtaine de différentes. Ainsi, le rendement est augmenté car la cultivation se fait de façon plus efficace, malgré le fait que le nombre de plantes ait diminué. Grâce à cette stratégie, la compagnie se place en seconde position lorsqu’il s’agit de revenus récréatifs, juste derrière le géant Canopy Growth. OrganiGram a également une stratégie marketing minime, et dépense moins que la moyenne dans les coûts de branding et d’emballage ; leur stratégie d’exposition a très vite été celle d’être constamment sur les étalages.

Cela ne rend pas la firme à l’abris des chutes des actions en bourse ; une baisse de 10 % à la mi-avril, qui ne s’est que doucement relevée le lendemain. L’analyste Tamy Chen, de la Banque de Montréal, a assuré que les stocks remonteront vite, grâce à la qualité supérieure des produits offerts par OrganiGram, l’assurance de la marque. En effet, depuis la légalisation, les compagnies œuvrant dans la culture via un système de serres ont eu du mal à garder une uniformité de distribution, que ce soit à cause de défis dus à l’emballage ou de culture en soi. En se détachant de ce genre de problèmes, OrganiGram s’est placée comme étant « un des exploitants les plus importants du marché », selon Douglas Miehm, analyste à la Banque royale du Canada.