Le cannabis contre les opioïdes

Le cannabis contre les opioïdes

Chaque année, aux États-Unis, le nombre de morts causées par les surdoses d’opioïdes bat le record instauré l’année précédente. En 2017, ce chiffre a atteint les quelques 47 600, selon le CDC (Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) ; une augmentation de 10 % par rapport à 2016. Autrement dit, les opioïdes sont à l’origine de plus de morts que les accidents de voiture, ou même les armes à feu.

Certains voient en la légalisation du cannabis une solution partielle à ce problème. Si des études axées précisément sur ce point-là manquent, de nombreuses études connexes menées sur la douleur montrent une réelle baisse de la consommation d’opioïdes chez les patients qui consomment du cannabis.

Et, en dehors des essais cliniques, il existe de nombreux témoignages de la part des personnes qui passent par le cannabis pour se débarrasser de leur addiction aux opioïdes.

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Mais les preuves concrètes manquent, et certains experts ont peur de voir le public se jeter dans les rouages d’une consommation nouvelle, sans que le cannabis n’ait été prouvé comme étant un substitut adéquat aux opioïdes pour traiter les douleurs chroniques. Beaucoup d’informations manquent encore à ce jour, se désolent les experts.

Mais les mouvements allant dans cette direction sont de plus en plus nombreux. Selon le Guardian, plusieurs États américains autorisent les patients sous opioïdes à avoir une carte de dispensaire pour obtenir facilement du cannabis médical.

Et, une étude publiée en 2018 a révélé que les États ayant légalisé le cannabis médical ont vu baisser le nombre de prescriptions d’antidouleurs « plus faibles » de l’Annexe 3 – mais les chiffres concernant les antidouleurs plus forts, ceux présents dans l’Annexe 2, n’ont pas bougé. C’est dès 2014 qu’un lien a été fait entre le cannabis médical et les 25 % de morts en moins relatifs aux opioïdes.

Résumé Cannabis Opioides

Néanmoins, les avis sur la question ne sont pas universels. En effet, plusieurs officiels de santé ou de politique estiment que la solution vers laquelle le public semble se diriger n’est pas la bonne.

Le psychologue Jonathan Stea a écrit que les preuves qui appuient le cannabis comme étant un antidouleur efficace sont « faibles » et « criblées de limites ». Le gouverneur du New Hampshire, Chris Sununu, a déclaré en automne dernier que la résolution de la plus grande crise de santé des États-Unis ne passe pas par « la légalisation d’autres drogues ».