Le secteur du cannabis explose, mais dominé par les hommes

Le secteur du cannabis explose, mais dominé par les hommes

Les derniers chiffres sont frappants : rien qu’aux États-Unis, le domaine du cannabis comporte désormais plus de 211 000 employés, faisant d’elle l’industrie la plus prolifique vis-à-vis le nombre d’emplois créés. Une place qui ne sera pas remplacée de sitôt ; le site Leafly prévoit une augmentation de 110 % d’ici les 3 prochaines années.

Selon le Boston Globe, l’industrie pourrait s’étendre encore plus si les officiels agissaient en conséquence. Mais le cannabis reste illégal sur le plan fédéral aux États-Unis, malgré un certain nombre de légalisations étatiques.

Cette interdiction fédérale complique certaines des opérations des compagnies de cannabis, réduisant donc le nombre d’emplois créés. Une certaine souplesse de la part du pays sur quelques aspects, comme bancaires par exemple, permettrait au secteur de s’étendre encore plus.

Bruce Barcott, rédacteur adjoint chez Leafly, prend position en soulignant l’injustice de la situation : « Ce sont des emplois à temps plein et payants, qui soutiennent des individus, des familles et des communautés », déclare-t-il. Mis à part ces restrictions fédérales, le secteur peut paraître comme étant une véritable vague de plaisir sur laquelle surfer ; cela peut être le cas pour les hommes qui la composent.

En effet, plus de 67 % des employés du secteur sont des hommes. Kate Phillips, consultante en cannabis, souligne que cela peut mener à un environnement toxique pour le reste du pourcentage féminin. L’industrie n’est pas immune lorsqu’il en vient à l’inégalité salariale, et toutes les autres discriminations qui peuvent affliger les femmes.

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Il n’existe quasiment pas de syndicat relatif à cette industrie, laissant donc les concernées se battre seules dans un environnement qui ne les traite pas aussi bien que leurs homologues masculins. Phillips souligne également que les postes à responsabilités sont généralement donnés aux hommes, tandis que les femmes occupent plutôt les postes en vente, et sont ainsi reléguées dans la catégorie des salaires plus bas.

Une amélioration est espérée au fur et à mesure du temps qui passe mais, comme pour toutes les autres industries touchées par ce problème, il ne devrait pas exister à la base.